REVITALISATION DU CENTRE-BOURG DE DZOUMOGNE. Une initiative communale née en 2015, pour une portée départementale, et une vision nationale.

Le maire de Bandraboua au nom de la municipalité a répondu en 2014 à une sélection de projet pour l’expérimentation nationale de revitalisation des Centre-bourg, pilotée par le Commissariat Général à l’Égalité des Territoires (CGET). Seule la commune de Bandraboua a été retenue pour Mayotte. Le coût global est de 13 097 928 €, dont 20% de part communal.

Pour Mr le Maire Soulaimana BOURA,      
«Il faut non seulement harmoniser les façades, créer des ruelles, encourager l’accès à l’eau et à l’assainissement, mais aussi, permettre aux jeunes d’avoir la possibilité de bénéficier des locaux pour se lancer dans l’entrepreneuriat individuel. Le site de Mgwédajou doit être un quartier touristique d’excellence. » Propos recueillis par Anne Perzo-Lafond.

Il s’agit là d’ une réflexion globale de développement de la commune en faisant un lien, entre les différents projets. Ce là nous a permis d’aménager l’espace public au fur et mesure: ainsi, un pôle d’échange multimodal est prise en charge par le Conseil Départemental; la déviation de la route nationale 1, par l’Etat; le sentier du littoral, tronçon de Bouyouni à la pointe de Mgwédajou par le Conservatoire du littoral; et enfin, la place de la mosquée de Dzoumogné par la Commune. Les travaux de cette placette sont presque terminés.

La place de la mosquée de Dzoumogné.

Ce projet qui revêt un caractère stratégique est basé sur le développement durable du territoire, et met en adéquoition les dimensions économiques, urbaines, résidentielles, environnementales et sociales afin, d’améliorer l’attractivité du centre-bourg de Dzoumogné.

Cet environnement se doit d’être propice tant à l’activité marchande qu’au confort des habitants. C’est la raison pour laquelle, les actions prioritaires sont localisées sur ce centre-bourg, qui est le point de départ des mutations, pour amorcer les changements à conforter et à déployer à terme sur les autres villages, qui composent la commune.

Les objectifs généraux du projet structurant sont les suivants :

  • Améliorer l’attractivité du centre-bourg,
  • Réduire les inégalités sociales et territoriales en : favorisant l’entreprenariat et l’employabilité des jeunes, confortant les commerces et services existants et en attirant de nouveaux,
  • Réduire les risques naturels et améliorer l’hygiène,
  • Assurer la sécurité des habitants et en améliorer leur cadre de vie.
Maquette aménagement de l’espace du marché.

Ces études ont permis d’identifier 5 aménagements essentiels :

  1. Aménager le site de la pointe de Mgwédajou pour développer le tourisme et favoriser les liens sociaux et culturels.
  2. Aménager le marché de Dzoumogné pour développer le commerce et conforter l’attractivité du centre-bourg ;
  3. Aménagement du centre de Dzoumogné pour limiter les risques naturels, permettre la sécurisation des piétons, et une meilleure qualité de vie ;
  4. Construire une Maison de services au public couplée à une pépinière d’entreprises afin de réduire les inégalités sociales et territoriales, mutualiser les services, et favoriser l’entreprenariat local.
  5. Résorber l’habitat insalubre et améliorer l’habitat dégradé (dispositifs de l’Etat) ;

Opération N°1

Aménagement de la pointe Mgwédajou pour:

  1. Améliorer le cadre de vie des habitants de Dzoumogné en leur proposant une offre de loisir accessible à pied depuis le centre-bourg ;
  2. Fixer et limiter les usages du site afin d’assurer la préservation de la mangrove ;
  3. Mettre en valeur le patrimoine sucrier (quai, hangar, outils) ;
  4. Développer le tourisme et l’attractivité de la commune.

Coût global de l’opération estimé à: 2 591 616.48€

Opération N°2

Aménagement du marché de Dzoumogné pour:

  1. Réduire les inégalités sociales et territoriales en réalisant un marché structuré et adapté aux besoins des commerçants et des usagers.
  2. Dynamiser l’activité marchande du centre-bourg.
  3. Améliorer les conditions d’hygiène : création d’environ 20 étals pour l’offre alimentaire en bordure de route, création d’environ 40 box en dur sur la place pour l’offre non alimentaire, toilettes, électricité ;
  4. Améliorer la sécurité des piétons : réaliser une file supplémentaire d’achat-minute au niveau du marché, ainsi qu’un traitement particulier de la chaussée pour marquer la zone piétonne.
  5. Améliorer le cadre de vie des commerçants et des habitants : création de box pour stocker la marchandise, aménager des toilettes, couvrir les surfaces pour protéger les marchandises, réaliser un aménagement paysager avec de l’ombre et des bancs.

Coût global de l’opération estimé à: 1 107 554.80€

Opération N°3

Aménagement du centre de Dzoumogné.

l’objectif est de répondre à plusieurs préocupations:

  • Risques naturels : le manque d’évacuation des eaux pluviales provoque des inondations dans les habitations, des conflits de flux (véhicules / piétons) et provoque un vieillissement accéléré des routes. Les berges de la rivière sont sujettes à une forte érosion, ne permettant plus la circulation douce entre les quartiers et engendrant des risques importants pour les habitations.
  • Circulation : le stationnement anarchique, conjugué à l’absence de trottoir à certains endroits, provoque une confrontation entre les flux piétons et véhicules ainsi que des embouteillages aux heures de pointe. Faute d’un aménagement adapté, les piétons et surtout les enfants empruntent les voies principales, avec des risques d’accidents.
  • Eclairage et réseaux basse tension : une partie importante des trottoirs et places est occupé par les poteaux des réseaux BT, provoquant une gêne pour la circulation des piétons et pour l’installation de mobilier public. L’éclairage public est vétuste et non homogène, ce qui pose des problèmes de sécurité la nuit tombée.
  • Cadre de vie : le mode de fonctionnement actuel de la collecte des déchets, conjugué au manque de poubelles engendre un stockage des déchets sur la voie publique et de l’insalubrité. Les espaces publics sont restreints pour les piétons et ne sont pas aménagés pour permettre un cadre de vie agréable (absence de bancs et d’ombre). La présence de clôtures en tôle (rouillant avec le temps), n’assure pas une délimitation pérenne entre l’espace public et l’espace privé.

Coût global de l’opération estimation: 4 556 258€

Opération N°4

Maison de services au public

  1. Promouvoir le développement économique de la commune : création d’une pépinière d’entreprises ;
  2. Maintenir le niveau de services existant : les regrouper pour mutualiser les moyens et créer des synergies ;
  3. Réduire les inégalités territoriales en attirant de nouveaux services : agence bancaire, antenne de la caisse de sécurité sociale de Mayotte (CSSM), chambre de commerce et d’industrie (CCI), etc. ;
  4. Améliorer le cadre de vie des habitants : intégration du bâtiment dans l’environnement, places de parking, mobilier urbain.

La maison de services aux publics sera composée de:

  • 1 Bâtiment de 950 m², dont : 500m² pour les services et 150 m² pour les entreprises, 2 salles de réunion mutualisables, accueil, toilettes, cuisine mutualisables.
  • Parking d’environ 15 places ;
  • Espace paysager avec engazonnement, des arbres et des bancs publics.

Estimation du coût global des travaux : 2 500 000€

Opération N°5

Amélioration de l’habitat insalubre et dégradé.

Dans le cadre de l’OPAH, l’objectif de rénovation / réhabilitation est fixé à 66 logements en 5 ans :

  • Une vingtaine de logements insalubres ou dégradés d’occupants sans droits ni titres, dans le cadre d’une opération groupée d’amélioration légère de l’habitat (OGRAL).
  • 16 logements de propriétaires bailleurs avec les aides de l’ANAH,
  • 30 logements de propriétaires occupants, avec les aides de l’Etat (dont 12 en financement classique et 18 en auto-réhabilitation encadrée),

Coût global de l’opération estimé à : 2 342 500€

Les financeurs de ce projet à près de 14 millions d’euros sont donc la commune, l’Etat, le Département et l’Europe. nous rappeleons que les dépenses liées à l’ingénierie sont déjà financées ». Il faut noter que l’Agence Nationale de l’Habitat (l’ANAH) participe à hauteur de 487.000 euros.

Le coût global de ce programme structurant et ambitieux et surtout très réaliste est pondéré à 14 millions d’euros.

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